Mimosa et Mandelieu

L’histoire du mimosa et de sa fête à Mandelieu La Napoule

L'OR JAUNE DE LA CITE !!

C'est dans ces années-là, bénies entre toutes, qu'apparut dans le paysage mandolocien ”l'or jaune” d'un végétal baptisé mimosa. Un végétal arboré en plusieurs espèces fleurissantes, importés de la lointaine Australie à la fin du XIXème siècle par les premiers hivernants cannois de sa gracieuse majesté britanique.

Implanté dans la Croix des gardes, le quartier de la communauté Anglaise qui avait suivi Lord Brougham, sur le domaine du Marquis de Vallombrosa, l'arbre aux fleurs jaunes s'y développa en un temps reccord…. sous l'impulsion d'un jardinier Antibois, Gilbert Nabonnand, qui fit le pari d'en entreprendre la commercialisation. En quelques années, il fit des émules.

Tels Avril Brunnel dont le beau-frère Claude Perrin avait étè chef-jardinnier de Lord  Brougham, ou Louis Brun Fleurs des Pois, le botaniste créateur de plusieur variétés de mimosas ( dont le célèbre “Bon Accueil”, à feuillage vert). Puis ce fut au tour d' Albert Armando, l'inventeur du ” Montbrillant”,  d' Henri Perrissol ou encore de la famille Oselle, de Roméo Bareste (inventeur du ” Virginia”), des Negrins, Chauve, Merle, Passero, Bousquet, Launois, Tessier, Martin, Muller, Oggero, Prigent, Pelzza, Blua-Mouis, Cometti, Courrin, Merle, Novena………….

Très vite ils furent des dizaines à se mettre à cette nouvelle culture qui allait envahir les contreforts du Tanneron en assurant une activité économique de premier plan à tous ceux qui voulaient continuer le tracail de la terre.

Dès l'origine, les parfumeurs de Grasse s'étaient intéressés à ces “petites grappes jaunes” qui diffusaient dans l'air ambiant d'afréables odeurs. Des essences en avaient été extraites qui étaient  entrées bien vite dans la composition des parfums.

C'est pourtant avec le commerce de la fleur coupée que l'activité des “mimosistes” prit son envol.

Les techniques s'affinant, le mimosa, fleur éphémère parmi tant d'autres, fut soumis au procédé du forçage……….

celui d'une éclosion programmée qui était devenue indispensable pour une bonne gestion du marché.

Avant le grand gel de 1956, M. Maurice Mulleur se souvient d'avoir compté quelques 80 mimosistes en activitté.

ds mimosistes qui réussissaient à expédier dans le monde plus de 400.000 colis en saison ( soit 1.200.000 Kg de mimosa) depuis les gares de Cannes et de la Napoule.

En pleine prospérité, en 1927, sous la municipalité de M. Gandolphe, était inauguré à Minelle un nouveau lieu de culte chrétien, unique en son genre……. baptisé Notre-Dame-des Mimosas.

En 1931 naissait la première fête du Mimosa. Mandelieu-La-Napoule s'imposait dès lors comme la Capitale de la fleur jaune. Interrompue plusieurs fois au gré de terrible sinistres ( gel et incendies en 1929, 1956, 1970 et 1985) cette fête a pu renaître de ses cendres en 1996, sous l'impulsion de la munipalité d' Henri Leroy.

Si la puissance économique du mimosa n'est plus celle qu'elle était, la nostalgie demeure… et l'esthétisme du jaune et vert également…..

C'est pour cela qu'en 1999, plus de quinze tonnes de fleurs coupées ont servi à l'habillage des chars et à la décoration d'une ville en liesse, où 15.000 personnes ont pu assister à un corso, digne du glorieux passé de la capitale du mimosa !

 article du livre “Mandelieu-La-Napoule” des éditions BOPCA

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