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Ecoles primaires de Mandelieu

Depuis cinq ans, chaque hiver, nous avons le plaisir de faire découvrir notre métier à des enfants des différentes écoles primaires de la commune.

Lors de la visite de la forcerie, les élèves apprenent comment sont récoltées les branches de mimosa, pour ensuite être forcées avant de passer à l'atelier de conditionnement où les branches seront retaillées et effeuillées. Le stade de floraison des glomérules est vérifié avant la pesée et la mise en sachet.

Radio Azur 17/02/2010

Le mimosa est actuellement notre soleil d’hiver sur la Côte d’Azur. Il fleurit sur les collines de l’ouest du département et Mandelieu lui consacre une fête depuis le week-end dernier. Les nombreux chars décorés par les petites fleurs jaunes défileront à nouveau samedi et dimanche après –midi à Mandelieu sous le thème des mythes et légendes. 1 tonne de mimosa est consacré à la fête et les producteurs ne chôment pas en cette période de l’année où ils récoltent 500 tonnes de mimosa destinés la plupart à l’exportation. Nous nous sommes rendus au quartier Capitou à Mandelieu où Emilie Oggero a choisi de poursuivre la tradition familiale.

 

Ces petits pompons jaunes qui valent de l'or

Publié le samedi 13 février 2010
     
 
 
Dans la forcerie Oggero, place du Capitou, les ouvrières trient le mimosa et le rassemblent en bouquet pour l'emballage et l'expédition. Photo Stéphane Goasguen
 

Mandelieu, quoi qu'on en dise ou qu'on en pense, mérite bien son statut autoproclamé de capitale du mimosa. À double titre d'ailleurs.

Ne serait-ce, d'une part, que par l'énergie déployée chaque année pour célébrer ce « soleil d'hiver ». Et ce, depuis presque quatre-vingts ans maintenant avec des corsos toujours plus flamboyants.

D'autre part, parce qu'elle est la première des communes du bassin cannois en terme de production de bouquets.

Trois mois seulement

Ils sont aujourd'hui cinq mimosistes encore installés sur le territoire mandolocien, pour une surface d'exploitation de 304 500 m2 et presque deux millions de tiges récoltées chaque année. Ils sont indépendants, ou adhérents de la coopérative « Europe Mimosa ».

Une saison courte : trois mois, pour réaliser le chiffre d'affaires annuel. Aussi, la majorité des producteurs s'est-elle diversifiée dans la production de feuillus (essentiellement eucalyptus).

Quatre-vingt-dix pour cent de cette production partent à l'export.

« Vers la hollande essentiellement, l'Italie, La Russie et les pays scandinaves. », explique Émilie Oggero, mimosiste à Capitou. Le prix de vente moyen au kilo est de 5 euros, et pour exemple, la maison Oggero livre chaque année environ 1 500 cartons de 3 kg.

Soutien municipal

À Mandelieu, la municipalité, consciente qu'il s'agit d'un patrimoine naturel et identitaire, soutien la production de mimosa, via les fêtes traditionnelles.

« Cette année, nous avons commandé 12 tonnes de fleurs pour un montant de 19 000 euros, aux mimosistes en direct et à la coopérative. L'objectif étant bien sûr de soutenir la filière », assure Pierre Louis Roucariès, directeur de l'office du tourisme de Mandelieu.

Soutenir une activité toujours rentable, mais qui tendrait à disparaître, tant ses caractéristiques et coûts d'exploitation paraissent contraignants.

Aujourd'hui bon nombre de mimosistes atteignent la retraite sans trouver de successeurs.

Un métier en voie de disparition ?

 

Le « miracle » de la technique du forçage

La méthode est quasi séculaire. Les parcelles à flan de colline avec les arbres bien rangés, fournissent la matière première. « Les tiges sont coupées vertes directement sur l'arbre avec les glomérules (les boutons de fleurs) à peine ouverts », précise Émilie Oggero, exploitante à Capitou. Ensuite, place à la chimie et à ce que les initiés appellent un petit miracle de la nature en forcerie. « Nous forçons la plante à fleurir par un procédé tout simple. Nous mettons les tiges dans l'eau, à laquelle nous ajoutons du Chrysal, une molécule qui accélère la floraison. Cela nous permet d'anticiper et de calibrer les commandes par rapport à la demande », poursuit la mimosiste. Les bouquets, une fois fleuris, passent à l'atelier où les tiges sont toutes effeuillées, coupées à la même dimension. L'état des fleurs est vérifié, les plus abîmées étant écartées. Les bouquets sont ensuite pesés pour atteindre le poids standard de 500 grammes, emballés et conditionnés en cartons pour expédition.

La plupart des mimosistes ont également choisi d'apporter de la valeur ajoutée en faisant de la vente directe en forcerie.

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